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22 août 2013

Oser questionner

Photo : Olivier Ramonteu

Votre âme a-t-elle vécu plusieurs vies?
Par Lissa Rankin, MD

[Adaptation/traduction maison]

Je viens d'une famille où il y avait trois pasteurs méthodistes et j’allais à l’église deux fois par semaine. Selon la foi traditionnelle de ma famille, nous ne choisissons pas nos parents, nous n'avons pas vécu avant de naître, et quand nous mourons – si nous avons vécu une noble vie – nous nous envolons au ciel pour jouir de la vie éternelle et peut-être même devenir des anges.

Et pourtant... de plus en plus, j’explore – et même je crois – en ces choses qui défient les enseignements de mon enfance.

Avons-nous vécu avant?

J'ai récemment eu le plaisir de rencontrer le psychiatre Brian Weiss, auteur de Many Lives, Many Masters (Plusieurs vies, plusieurs maîtres) que je n’avais pas lu. Tandis que Brian et moi causions au cours d’un déjeuner, il m'a raconté l'histoire d’une patiente, Catherine, une femme souffrant de phobies et d'anxiété, dont l’état ne s’était pas amélioré après un an et demi de psychothérapie intensive, et même après une séance d'hypnose qui avait éveillé le souvenir d’un abus sexuel de l’enfance.

Puis un jour, sous hypnose, Brian a invité Catherine à remonter encore plus loin dans l'enfance pour voir s’il n’y avait un pas un autre souvenir refoulé. À sa grande surprise, Catherine retourna à 4000 ans derrière, à un souvenir d'une vie passée! Après de nombreuses sessions subséquentes au cours desquelles Catherine se rappela de 86 vies dans leurs moindres détails, et une fois sa peur et son anxiété enfin résolues, Brian (diplômé de Columbia and Yale) dû affronter une question insoluble – tout cela pouvait-il être vrai?

Brian était initialement très sceptique; il s'agissait sans doute de fantasmes complexes nés d’une grande imagination. Mais ensuite, sous hypnose, Catherine a commencé à révéler des informations personnelles de la vie de Brian qu'elle ne pouvait absolument pas savoir. Et son état de santé s’améliorait indéniablement. Sous hypnose, Catherine expérimentait une vie antérieure, trouvait par elle-même la leçon de sagesse (glanée de cette vie antérieure) à appliquer dans sa vie actuelle, et ensuite, Brian la faisait progresser vers le moment de la mort de cette vie-là. À chaque fois, après la «mort», Catherine se décrivait flottant paisiblement tandis que son âme se renouvelait avant de se réincarner pour vivre d’autres expériences. Durant ces moments, la voix de Catherine changeait et son corps physique était pris en charge par ce qu'elle appelait des «Esprits  Maitres», et ces Esprits Maitres partageaient avec Brian au sujet des réalités de l'univers de Catherine dont elle ne se souvenait après être sortie de sa transe hypnotique.

Est-il fou de croire aux vies antérieures?

Brian me racontait tout ça, et disait à quel point il était perturbé. Après tout, il était un psychiatre très respecté et dirigeait le département de psychiatrie. Il craignait de perdre sa réputation s’il parlait à quiconque de ce qui s'était passé entre sa patiente et lui. Pourtant, après avoir vu des milliers de patients, le résultat clinique l'amena à croire en Catherine. Mis à part les phobies et l’anxiété à résoudre, elle ne montrait aucun symptôme de pensée délirante, de schizophrénie, de trouble bipolaire ou des tendances psychotiques. Catherine avait été élevée dans la foi catholique et s’y sentait en sécurité, et comme moi, on ne lui avait jamais enseigné à croire aux vies antérieures. Et pourtant, elles étaient là. Plus réelles que jamais dans sa mémoire, et dans leurs moindres détails.

Many Lives, Many Masters (Plusieurs vies, plusieurs maîtres) 

À la suite de ce déjeuner avec Brian, j'ai dévoré son livre Many Lives, Many Masters, et lu toute l'histoire de Catherine; j’étais ahurie.

Quand je faisais des recherches pour mon livre Mind Over Medicine et que je trouvais des preuves apparemment incroyables de rémissions spontanées, j'étais très sceptique, mais les preuves étaient là, dans cette littérature médicale en laquelle j’avais confiance. Pourquoi ne m’avait-on pas enseigné que les rémissions spontanées étaient non seulement possibles mais que nous pouvions être proactifs pour augmenter nos chances d'en vivre?

Brian avait également été choqué après avoir fouillé la littérature médicale et découvert qu'il y avait quantité de données sur les vies antérieures dans les archives psychiatriques. Pourquoi ne lui avait-on pas enseigné ces choses-là? Pourquoi sommes-nous, dans la profession médicale, si réticents à enseigner ce que nous ne comprenons pas? Pourquoi sommes-nous si mal à l'aise avec ce qui se cache dans les choses qu’on ne peut pas prouver par une méthode scientifique?

Mon expérience de régression

Même si j’éprouvais de la curiosité par rapport à ces choses, je n'avais jamais fait de régression de vies antérieures; mais je me suis dit que là, j’avais rencontré un maître. Et comme le grand-père hongrois de Brian, je me suis dit : «VAT the hell!».

J'étais sceptique. Brian disait qu'environ la moitié de ceux qui tentaient une régression expérimentait une vie antérieure la première fois. Je me disais que je ferais sans doute partie de ceux qui n'en trouvent pas. Mais j'avais envie d'essayer.

Souvenir d'enfance

Il a commencé par une visualisation guidée dans laquelle j'accueillais et faisais entrer «la lumière» dans mon corps, qui me remplissait de l'intérieur et se répandait autour de moi. Puis il a compté à rebours – «10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2,» – et quand il a dit «1», il m’a invitée à retrouver un souvenir d’enfance.

Je me voyais bébé, âgée de 6 mois, dans un pull jaune, tétant le sein de ma mère. Je voyais des murs en contreplaqué (imitation de bois). Ma mère pleurait parce que mon père étudiait en médecine, qu’il était toujours parti et travaillait sans cesse; ma jeune mère se sentait seule. Le bébé que j’étais fit le serment de ne jamais la laisser se sentir seule comme il le faisait.

Souvenir prénatal

Ensuite, il m'a invitée à me rappeler un souvenir à l’intérieur de l'utérus. Mais tout ce que j'ai vu c’est de lumière rose. Rien d'autre.

Ma dernière vie

Puis j'ai été invitée à régresser plus loin, et à regarder mes chaussures. J'ai vu des chaussures d’homme d’un noir brillant, et sur la manche de ma veste il y avait une croix gammée. J'avais vingt ans, j’étais jeune et j'avais peur parce que j’étais loin de chez moi. Mon supérieur avait ordonné que ce soit moi qui allume le gaz dans une salle remplie d'enfants qui me suppliaient de ne pas le faire. Un petit garçon pleurait en disant que je n’étais pas obligée de les écouter, que les gens qui m’ordonnaient de faire cela étaient dans l’erreur. Je pleurais, et il me suppliait de ne pas lui faire de mal, mais j'avais peur de désobéir. Je ne voulais pas le faire, mais j'avais peur pour ma propre vie, peur pour la vie de ma famille, peur de m’affirmer.

Alors j’ai tourné le bouton et tous les enfants sont morts. J'ai vu le corps du petit garçon s’affaisser. Ce petit garçon est quelqu'un que j'ai retrouvé dans cette vie-ci, et c'est quelqu'un avec qui j'ai eu une relation difficile.

Ensuite, j'ai flashé sur une scène, vingt ans plus tard, quand je me suis suicidé avec une arme à feu après des décennies de honte et de remords.

Les leçons 

Ensuite, j'ai été invitée à identifier les leçons reliées à cette vie antérieure. Ce qui est monté, c'est que cela explique mon besoin parfois pathologique de guérir le monde dans cette vie-ci. Si j'ai vraiment tué des enfants dans ma dernière vie, il était raisonnable de penser que j'avais une dette karmique à rembourser maintenant afin de faire progresser mon âme. Et il serait logique que je me sois réincarnée et que j'aie retrouvé ce petit garçon, en quelque sorte essayé de compenser ce que je lui avais fait. (Brian dit que nous réincarnons souvent avec le même groupe d'âmes, pour améliorer les choses, vie après vie.)

Cela pourrait expliquer pourquoi je ressentais une pulsion si forte à devenir médecin, au prix de nombreux traumatismes et au point de sacrifier ma propre santé et mon bonheur : je pouvais ainsi guérir beaucoup de gens et permettre à mon âme de progresser.

Croyez-vous à tout ça?

Peut-être que tout cela n’est que fantaisie. Peut-être que c’est juste le fruit d’une imagination suggestible, capable de raconter des histoires extravagantes. Ou peut-être qu’il y a quelque chose de fondamental dans cette notion de vies antérieures. Je ne sais pas. J'ai encore de la difficulté à croire en des choses que je ne peux pas prouver. Mais, j'ai rencontré Brian Weiss en personne, et il a travaillé en régressions avec plus de 4000 personnes. Je n’ai pas rencontré âme plus aimable et bienveillante de ma vie. Nous avons parlé de médecin à médecin, et il m'a semblé crédible et digne de confiance. De toute évidence, il croit en ce qu'il est enseigne et pratique, et j'ai tendance à le croire.

Dans mon prochain livre sur la guérison, j’ai l’intention d’aborder toutes sortes de phénomènes que nous ne pouvons pas expliquer facilement par des méthodes scientifiques.

Many lives after,
Lissa Rankin, MD is a mind-body medicine physician
http://lissarankin.com/

FAQ site de Brian Weiss :
http://www.brianweiss.com/people-often-ask/

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COMMENTAIRE

Je me souviens d’une amie qui souffrait d’insomnie. Elle ne s’endormait que lorsque son corps était totalement épuisé. Pendant une thérapie de régression nous avons découvert une vie antérieure où elle avait été enterrée vivante. L’angoisse éprouvée à l’époque (au moment de son réveil à l’intérieur du cercueil sous terre) était vivace au niveau subconscient. L’insomnie s’est graduellement estompée par la suite. Bien des facteurs peuvent troubler le sommeil : le buffet chinois mental, les soucis concernant le passé et le futur, des peurs irraisonnées, celle de mourir notamment, etc. Mais si la cause d’une phobie ou d’une anxiété maladive ne dépend pas d’une expérience traumatisante de la vie actuelle, il peut être profitable de creuser dans les vies antérieures… 

La régression la plus étonnante dont j’ai été témoin lors d’un atelier de groupe est celle d’une personne qui s’était à la fois incarnée en bourreau et en victime, c’est-à-dire que son âme avait choisi d’habiter deux corps simultanément : l’un avait l’identité d’un SS et l’autre celle d’une victime du même camp de concentration. L’âme est multidimensionnelle et peut s’incarner dans plusieurs corps à la fois (même période – dans des pays différents ou à proximité). Apprentissage à haute vitesse comme on pourrait dire… l’âme expérimente les deux côtés de la médaille et gagne du temps (temps linéaire terrestre s’entend). 

Autres textes faisant partie de mon bénévolat karmique :

http://situationplanetaire.blogspot.ca/2013/02/anecdote-karmique.html
http://situationplanetaire.blogspot.ca/2012/01/mystere-et-boule-de-gomme.html
http://situationplanetaire.blogspot.ca/2011/11/changement-de-frequence-5.html
http://situationplanetaire.blogspot.ca/2010/07/tripatif-ce-texte-dirait-peut-etre.html
http://situationplanetaire.blogspot.ca/2011/07/bientot-sur-air-karma.html
http://situationplanetaire.blogspot.ca/2010/05/chaos-et-destruction.html
http://situationplanetaire.blogspot.ca/2012/08/et-si-apres-la-mort.html
http://situationplanetaire.blogspot.ca/2010/11/tandem-david-neel-peyronnet.html
http://situationplanetaire.blogspot.ca/2011/05/le-vide-transitoire.html

À propos de l’endettement karmique à perpétuité dû au sentiment de culpabilité et qui fait en sorte que nous nous réincarnons souvent avec les mêmes personnes (nous pourrions passer à autre chose…) :
http://airkarma-mestengo.blogspot.ca/2010/11/chapitre-5-le-compte-de-banque.html
http://airkarma-mestengo.blogspot.ca/2010/11/chapitre-6-les-contrats.html

17 août 2013

Trucs pour éviter le karma collectif

Edgar Mueller (ou Müller) : fabuleux street painting tridimensionnel
http://www.metanamorph.com/index.php

Esquiver le karma collectif

L’intellect éveillé (personnalité à l’état de veille) est votre pourvoyeur de karma instantané. Par exemple, si vous êtes diligent et responsable, la vie a tendance à vous traiter de la même manière.

Si vous êtes insensible et irresponsable, vous attirez toutes sortes de situations erratiques qui vous déçoivent et vous abattent. Si vous ne maîtrisez pas vos émotions et que vous êtes inattentif, vous risquez de chuter et d’avoir une entorse; si vous restez en contrôle et centré, vos excursions se déroulent sans incident.

Si vous êtes prodigue, les gens vous traitent gentiment, si vous êtes mesquin, la vie vous traite plus durement. Votre intellect éveillé ajuste la réalité à votre personnalité. Donc tout naturellement, vous voyez et comprenez la vie et les événements tels que vous voulez les voir; ainsi, il se peut que vous ne réalisiez pas que vous êtes dur envers les autres, et conséquemment, vous vous demandez pourquoi la vie est si dure envers vous. Le karma se cache et ne fournit généralement aucune explication. Vous devez travailler ces choses de l’intérieur.

Votre subconscient se situe au delà de l'intellect (état de veille). Bien peu de gens ont une idée de ce qu’est le subconscient, ou des informations qu'il recèle. Il vous parle dans vos rêves, mais cela peut ressembler un cafouillis d'images et de sentiments incohérents dont vous ne comprenez pas trop le sens.

Le subconscient est davantage votre «vrai» moi puisqu’il n’est pas assujetti aux fausses combines de l'intellect éveillé. Il accueille simplement vos sentiments, idées et impulsions, tels quels, et n’a pas le pouvoir de les altérer. Autrement dit, le subconscient est au-dessus du déni. C’est la mémoire perpétuelle de tout ce que vous êtes et de tous vos sentiments les plus intimes. C'est votre moi brut. 

Votre intellect disparaît aussitôt que votre cerveau cesse de fonctionner à la mort. Mais je crois que votre subconscient vit dans un monde-miroir, un monde parallèle à l’opposé de celui-ci; la droite est la gauche dans ce monde de l'esprit subconscient. En fait, le subconscient est ce que nous appelons «l'âme».

Jung a fait de nombreuses découvertes sur l'inconscient collectif. Il disait que nous étions tous reliés par les mêmes archétypes et symboles : mère, père, vie, mort, etc. Je pense que Jung avait raison. Nous formons un seul et même esprit, et tandis que vous vivez votre karma individuel instantané (résultant de l'équilibre et du déséquilibre), vous êtes aussi relié à un «karma collectif» plus distant de votre société ou de votre nation, et ce dernier est relié à un karma global encore plus distant.

Les archétypes de vos sentiments et de vos impulsions (amour, haine, équanimité, arrogance) sont ancrés au plus profond de votre subconscient, et chacun est un compartiment défini; on pourrait dire que chacun a sa propre dimension – les oiseaux d’une même volée se rassemblent dans les royaumes du subconscient. Vous dérivez donc spontanément vers la partie du monde-miroir où vous êtes confortable. Votre karma de longue date vous suit partout où vous allez, car votre subconscient peut déclencher un karma individuel des années plus tard, de même qu’un karma collectif plus distant qui vous appartient, et ainsi de suite.

Vous pouvez facilement modifier votre karma instantané en devenant plus responsable, plus réaliste, et en adoptant un mode de vie plus sain. Mais votre karma collectif à long terme est plus sournois. Vous ne pouvez pas y échapper aussi facilement, sauf si vous êtes capable de faire des changements rapides. Par exemple, supposons que vous étiez menuisier à Nagasaki dans les années 40. Vous aviez votre lot de karma instantané, occupé pour ainsi dire à nourrir votre famille. Or un karma collectif approchait à votre insu. Si vous aviez eu accès à votre subconscient et à celui des gens autour, vous auriez quitté Nagasaki, et plusieurs milliers de personnes l’auraient sans doute fait aussi. D'autres se sont rendus là-bas à la veille du bombardement. Ils étaient venus se joindre au département de l'inconscient collectif qui peut recevoir 200 000 incinérés en un jour.

Le truc pour comprendre le karma collectif est d'écouter ce que disent les gens de leurs sentiments, et d’observer leurs impulsions les plus intimes. Si vous regardez les nouvelles, vous verrez que l'ego national est corrompu. Tout est arrogance, mépris et intérêt personnel. Ainsi, vous pourriez prévoir la direction que prendra le karma national. L'astuce consiste à se dissocier des sentiments collectifs et à tenter de découvrir qui vous êtes vraiment. Êtes-vous d'accord avec les idéaux exprimés ou indifférent? Quels sont vos sentiments et impulsions les plus intimes? Vous constaterez peut-être que vous aimez les impulsions que vous voyez aux nouvelles, et si c’est le cas, vous devrez accepter le destin collectif que cela pourrait créer. Le problème est que vous ne savez pas exactement où aboutira le destin collectif – Nagasaki ou Nirvana?

Voici comment le karma de longue date mènera l'Amérique à la faillite. Les Américains consomment plus que ce que la planète peut fournir, et éventuellement la démarcation entre l'offre et la demande craquera et s’effondrera. Si vous êtes un citoyen qui souhaite éviter son karma, vous consommerez moins et ferez en sorte que votre ego soit moins exigeant; ainsi vous pourrez facilement gérer une récession soudaine. Si vous êtes plus habile, vous pourriez esquiver ce karma en pensant style-Nagasaki et déménager pour plus de sécurité. Réalisant qu'elle serait à court de pétrole, l'Amérique est entrée en guerre pour s’emparer de ressources appartenant à d’autres. Le karma à long terme conséquent est qu'elle n'aura plus de pétrole du tout. On l’en privera. Au niveau subconscient, c’est une évidence. Donc, pour éviter ce karma il faut vous débarrasser de votre voiture bouffe-gaz  pendant que vous le pouvez encore, acheter une petite voiture moins gloutonne ou même un scooter ou un cyclomoteur.

[Note perso : la Chine devrait se retrouver, cette année, en tête de liste des plus grands consommateurs de pétrole; ses méthodes d’appropriation des ressources d’autres pays est différente de celles des occidentaux, mais le résultat est le même. Joli karma en vue...]

Le besoin d'avoir raison fait partie de la mentalité collective britannique. Les gens se disputent sans cesse pour avoir raison. En Grande-Bretagne, il est beaucoup plus important d'avoir raison que d'être gentil. Donc, les gens sont plutôt méchants entre eux, sous prétexte d’avoir raison. Ainsi son karma à long terme sera d’avoir terriblement tort. Autrefois, le code d’honneur gentleman/gentlewoman était ce qui caractérisait la vie britannique, mais maintenant ce code fait défaut. Alors, le pays va pourrir et s'affaiblir. L'astuce pour le britannique est d'accepter de se tromper, et de changer dès maintenant son attitude. Si vous prenez le chemin de la rectitude indignée, vous tomberez en même temps que le pays. Les britanniques se croient supérieurs, donc leur karma à long terme est de devenir inférieurs. Ils perdront leur statut économique. Si vous ne vous sentez pas supérieur ou ne tenez pas à avoir raison, et si votre statut ne vous préoccupe pas, le karma national ne vous affectera pas du tout.

Les français se croient importants, donc leur destin à long terme est de n’avoir aucune importance; ironique, non?

Chacun de nous a la possibilité de suivre le karma collectif de son peuple ou de voter «Non» et de s’engager dans la direction opposée. Mais vous devez bouger rapidement. Le «karma collectif» est le karma le plus difficile à esquiver parce que les gens ne le voient venir, parce que c'est le résultat d'une «idée collective» à laquelle tout le monde adhère, et c’est pourquoi il semble juste.

Si vous êtes très dépendant des autres, vous êtes relié à leur karma. Plus vous deviendrez autosuffisant, autonome, plus vous resterez dans votre propre karma, plus votre vie sera facile à contrôler. Si vous ne pouvez pas faire des changements majeurs, faites-en au moins des petits.

~ Stuart Wilde

Adaptation/traduction maison de : Avoiding the Collective Karma

Karma des nations

Boomerang karmique

Au chapitre du karma collectif, Maurice B. Cooke a publié un livre intitulé «Nations» en 1984.

Voici quelques extraits de l’introduction (Cooke dit recevoir ses messages d'Hilarion)  
[Traduction/adaptation maison]

Le grand pèlerinage de l’humanité atteint un point culminant en matière de chaos et de destruction. Jamais auparavant, la race n’a coexisté avec autant de dangers. Tout le monde sait que les grandes nations possèdent suffisamment de puissance destructrice pour faire disparaître la présente civilisation. Parallèlement à cette sombre menace, il y a des millions de gens qui cultivent une spiritualité intérieure. Cette luminosité spirituelle a suffisamment éclairé certaines parties du monde pour que les nuages menaçants se déplacent vers des endroits où la lumière est absente, et où les passions humaines sévissent, alimentées par la peur, la vengeance et la rage.

Ceux qui sont incarnés dans des régions protégées de la terre ne réalisent pas la situation désespérante de ceux qui se sont volontairement incarnés au milieu du chaos – désespérante non pas à cause de la pauvreté, de la guerre ou de la famine qui les entourent (bien que ce soient des conditions suffisamment atroces), mais plutôt à cause de leur propre noirceur intérieure qui leur a attiré ces conditions.

Car ces choses ne se produisent pas par hasard.

Plusieurs s’imaginent que leur vie dépend d’un décret divin ou d’un «plan» qu’ils ne peuvent pas s’expliquer. La clé manquante (le lien qui peut fournir une explication juste et plausible à l’apparent chaos et à l’apparente souffrance) est la notion que chaque individu qui naît sur terre prend simplement un corps (un parmi d’autres) et que ses habitudes et ses actions précédentes attirent des opportunités et des épreuves qui sont les siennes en ce moment.

Si vous n’aviez qu’une seule vie, il serait en effet injuste que des meurtriers meurent paisiblement dans leur sommeil à la fin de leur vie – comme cela se voit fréquemment. L’aphorisme «celui qui vit par l’épée, périra par l’épée» prend ainsi tout son sens – car durant cette incarnation ou une autre, le meurtrier périra par «l’épée».

[Note perso : Les gens disent souvent «au moins il y a une justice sur terre, car tout le monde meurt». Ce n’est pas là qu’on trouve justice, mais plutôt dans le processus de la réincarnation.]

Une des facettes intéressantes du karma, est sa grande efficacité pour enseigner la compassion aux êtres humains. C’est un fait connu que dans le passé, les humains avaient tendance à être brutaux et insensibles. Par exemple, on n’éprouvait aucun respect pour la vie humaine, on n’avait aucune considération pour la souffrance d’autrui, et absolument aucun sentiment pour les animaux. Les enfants étaient régulièrement battus, attachés, et même suspendus aux murs pour ne pas qu’ils dérangent les adultes. Un soldat pouvait transpercer un passant d’un coup d’épée simplement pour vérifier si sa lame était en bon état.

Ces attitudes humaines persistent encore aujourd’hui dans plusieurs régions de la terre (1). Mais on trouve aussi des individus civilisés, capables de ressentir la souffrance des gens. C’est l’essence de la compassion, qu’on appelle aussi empathie. Certains pourraient être surpris d’apprendre que cette nature empathique dérive de leurs propres souffrances antérieures. La souffrance de l’autre active la mémoire des souffrances vécues dans cette vie ou une précédente. Ainsi, ce qu’on ressent initialement c’est une douleur-mémoire évoquée par celle de l’autre.

Certains individus se limitent à l’empathie, c’est-à-dire à «souffrir avec» la personne en souffrance. D’autres sont portés à répondre à leur douleur-mémoire en essayant de soulager la souffrance. Au départ la personne peut faire cela pour soulager sa propre douleur-mémoire. Mais la répétition de ces épisodes pourra graduellement aider l’individu à développer bienveillance et compassion, et éventuellement, cette merveilleuse qualité s’intégrera à l’âme.

La compassion fait défaut dans plusieurs parties du monde, et ce sont les régions où la souffrance continue afin d’enseigner aux humains ce qu’est la souffrance. La souffrance sert aussi à montrer, de la manière la plus austère possible, la rage et la haine qui brûlent encore au sein de l’humanité. Il est vrai qu’il y a beaucoup d’âmes pacifiques actuellement incarnées sur terre. Mais en même temps, il y en a des millions d’autres qui sont cruelles, vindicatives, violentes et agressives. Quand on regarde l’humanité en tant qu’entité collective, nous voyons des masses sombres disséminées partout, avec seulement quelques parties lumineuses. Et comme l’humanité n’est qu’un seul «être» (selon une perspective cosmique) il s’ensuit que, d’une certaine manière, l’obscurité  affecte l’ensemble.

La terre est un miroir qui réfléchit l’état intérieur des êtres qui l’habitent. Et avec le développement de la bombe nucléaire, l’humanité a façonné une arme d’une incroyable capacité de destruction – une arme qui montrera toute la noirceur que la race peut contenir.

Nous espérons qu’un déclenchement apocalyptique à grande échelle sera évité, car il y a des possibilités de transition vers un monde plus bienveillant (où l’amour et la lumière pourraient se manifester) sans que presque toutes les nations soient désintégrées. Des désintégrations pourront se produire là où la population n’a pas appris à s’ancrer dans la lumière d’une spiritualité supérieure. Dans certaines régions – particulièrement en Amérique du Nord – les probabilités de transition vers ce monde meilleur restent possibles sans qu’il soit nécessaire de passer à travers la souffrance, la destruction et d’immenses pertes.

Mais seul le temps le dira. Le vaste nuage obscur de pensées et d’émotions attaché à la planète devra être dissipé. La façon la plus rapide de le faire est de permettre à ce nuage de libérer son activité destructrice là où il y a concordance de sentiments. S’il y avait suffisamment d’individus qui apprenaient à utiliser le pouvoir de leur esprit de meilleure manière, ce nuage pourrait se transformer en énergie inoffensive pouvant être utilisée positivement.

(…)

Karma de certaines nations
(Titres des courtes descriptions. Sous toute réserve car il s’agit de la perspective de l’auteur et que les choses ont bougé depuis 1984. Mais ça donne quand même à réfléchir.)

- L’Italie a perdu son âme.

- La Chine a perdu sa grandeur.

- La Russie a perdu sa passion.

- L’Iran a perdu la raison.

- La Suisse a perdu son honneur.

- L’Autriche a perdu son passé.

- La France a perdu ses perceptions.

- L’Allemagne a perdu son unité.

- L’Afrique du Sud a perdu sa compassion.

- L’Inde a perdu son mysticisme.

- Le Brésil a perdu sa grandeur de vue.

- La Pologne a perdu son courage.

- Israël a perdu son Maître.

- Le Mexique a perdu son imagination.

- Le Danemark a perdu sa probité.

- Hong Kong a perdu sa lumière.

- Le Japon a perdu sa dernière chance. 

- Le Tibet a perdu son corps.

- La Belgique a perdu son enracinement.

- L’Australie a perdu son leadership.

- L’Écosse a perdu son charme.

- L’Irlande a perdu son intégrité.

- L’Angleterre a perdu sa majesté.

- Le Canada a perdu sa mission.

- L’Amérique a perdu sa générosité.

- L’Amérique du Nord a perdu ses racines.

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(1) Note perso. Je pense notamment à cette barbare et cruelle coutume que les Espagnols pratiquent encore. Même si la tauromachie a été abolie, des villageois continuent  à incendier des taureaux vivants et à les laisser brûler jusqu’à ce qu’ils expirent. La cruauté humaine n’a aucune limite. Possible boomerang karmique en perspective…

COMMENTAIRE

Voilà en résumé ce qui fait de nous de perpétuels endettés karmiques, et nous empêchent de descendre du carrousel des réincarnations.

17 juin 2013

Réanimation

Un peu d’animation sur Air Karma, histoire de ne pas trop s’enliser.
Quelques articles temps à autre, dont certains au sujet du karma collectif
- de l’humanité (globalement)
- des nations
- des groupes d’âmes
etcetera.

Tout est tellement plus facile quand on comprend la dynamique qui relie les êtres (tous règnes confondus).

Pensée du jour :
La vie est une succession de choix qu’il faut savoir assumer par la suite.

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Débutons avec
Aurobindo : Nobel en «science de la réincarnation»

S’il existait un Prix Nobel en «science de la réincarnation», Aurobindo en aurait sans doute remporté un… Ses recherches dans le domaine de la supra conscience nous ont fait découvrir une multitude de réalités parallèles et donnés l’espoir de sortir du bourbier, du cercle vicieux de la réincarnation.

Note : corps vital – fréquemment appelé corps astral ou émotionnel de nos jours.

Renaissance et karma
Sri Aurobindo

Lettres aux disciples sur la renaissance
[Extraits]

Une fois qu’elle a quitté le corps, l’âme, après certaines expériences dans d’autres mondes, se dévêt de ses personnalités mentale et vitale et entre en repos pour assimiler l’essence de son passé et se préparer à une nouvelle vie. ()
       L’âme qui est partie ne garde le souvenir de ses expériences passées que dans leur essence, non dans le détail de leurs formes. Lorsque l’âme reprend une personnalité ou des personnalités du passé pour les faire participer à sa manifestation présente, alors seulement il est vraisemblable qu’elle se souvienne des détails de la vie passée. Autrement, le souvenir ne peut venir que par yogadrishti (vision yoguique, pouvoir de vision yoguique).
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Les souvenirs ne durent qu’un temps, et non jusqu’à la naissance suivante, autrement l’empreinte en serait si forte que la remémoration des vies passées, même après que l’âme a pris un nouveau corps, serait la règle plutôt que l’exception.
       Vous dites : «les relations d’une vie persistent dans les vies successives, cela dépend de la force de l’attachement.» C’est possible, mais ce n’est pas la loi; en règle générale, la même relation ne se répéterait pas constamment : les mêmes personnes se rencontrent souvent sur terre à plusieurs reprises dans des vies différentes, mais les relations sont différentes. La renaissance ne remplirait pas son office si la même personnalité répétait sans cesse les mêmes relations et les mêmes expériences.
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Il y a, après la mort, une période au cours de laquelle on traverse le monde vital où l’on vit pendant un certain temps. Seule la première partie de ce passage peut être dangereuse ou pénible; aux étapes suivantes, on épuise, dans un certain milieu, ce qui reste des désirs et des instincts vitaux que l’on avait dans le corps. Aussitôt qu’on s’est lassé et qu’on peut aller au-delà, l’enveloppe vitale tombe et l’âme, passé le temps dont elle a besoin pour se débarrasser de quelques survivances mentales, entre dans un état de repos dans le monde psychique et y demeure jusqu’à la vie suivante sur terre.
       On peut aider les âmes qui sont parties par la bienveillance ou par des moyens occultes, si on a la connaissance. La seule chose à ne pas faire, c’est les retenir par le chagrin, par les regrets ou par tout ce qui les tirerait plus près de la terre ou retarderait leur voyage vers leur lieu de repos.
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Il peut arriver à certaines personnes de ne pas réaliser, pendant un temps assez court, qu’elles sont mortes, surtout si la mort est imprévue ou soudaine, mais on ne peut pas dire que cela arrive à tout le monde ou à la plupart des gens. Certains peuvent entrer dans un état semi-inconscient ou obsessionnel à cause d’une condition intérieure ténébreuse créée par leur état d’esprit au moment de la mort, dans laquelle elles ne se rendent pas compte de l’endroit où elles se trouvent, etc.; d’autres sont très conscientes du passage. Il est vrai que l’être qui s’en va dans le corps vital s’attarde quelque temps près du corps ou des lieux où il a vécu, très souvent pour une durée qui peut aller jusqu’à huit jours, et, dans les anciennes religions, on employait des mantras ou d’autres moyens pour faciliter la séparation. Même après la séparation d’avec le corps, une nature très liée à la terre ou pleine de désirs physiques intenses peut s’attarder longtemps dans l’atmosphère terrestre, jusqu’à une période maximum de trois ans. Ensuite, elle passe dans les mondes vitaux, poursuivant son voyage qui tôt ou tard l’amènera au repos psychique jusqu’à la vie suivante. Il est vrai aussi que le chagrin et le deuil qui entourent les morts entravent leur marche en les maintenant liés à l’atmosphère et en les retenant de leur passage.
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Dans son mouvement normal, l’être psychique se dévêt de ses enveloppes extérieures en s’acheminant vers le plan psychique. Mais il peut y avoir d’innombrables variantes : on peut revenir du plan vital et nombreux sont les cas de renaissance immédiate, parfois accompagnée d’une mémoire complète des événements de la vie passée.
       Le ciel et l’enfer sont souvent des états imaginaires de l’âme ou plutôt du vital qui les construit autour de lui après son départ. () On peut passer par là si les affinités nécessaires sont crées par des formations dans le caractère, mais l’idée de récompense ou de rétribution est une conception primitive et vulgaire, rien de plus qu’une erreur courante.
       L’oubli complet qui accompagne le retour de l’âme à la naissance n’est pas une règle générale. Particulièrement chez les enfants, de nombreuses impressions de la vie passée peuvent être assez vives et fortes, mais l’éducation et l’influence matérialisante de l’entourage empêchent leur vraie nature d’être reconnue. Un grand nombre de gens ont même des souvenirs précis d’une vie passée. Mais cette capacité, n’étant pas encouragée par l’éducation et l’atmosphère, ne peut demeurer ou se développer; dans la plupart des cas, elle est étouffée et disparaît. En même temps, il faut noter que ce que l’être psychique emporte avec lui et rapporte, c’est ordinairement l’essence des expériences qu’il a eues dans les vies précédentes, et non les détails, de sorte qu’on ne peut pas s’attendre à trouver là une mémoire semblable à celle que l’on a dans l’existence actuelle.
       Une âme peut aller directement dans le monde psychique, mais cela dépend de son état de conscience au moment du départ. Si le psychique est en avant à ce moment, le passage immédiat est tout à fait possible. Il ne dépend pas de l’acquisition d’une immortalité mentale et vitale autant que psychique : ceux qui l’ont acquise auraient plutôt le pouvoir de se déplacer dans les divers mondes et même d’agir sur le monde physique sans y être liés. Dans l’ensemble, on peut dire qu’il n’y a pas de règle unique et rigide dans ce domaine, de multiples variantes sont possibles selon la conscience, ses énergies, ses tendances et ses formations, bien qu’il y ait un cadre général et un plan dans lequel tout s’insère et prend place.
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Il est nécessaire de comprendre clairement la différence entre l’âme qui évolue (être psychique) et le pur Atman, moi ou esprit. Le moi pur est non-né, il ne passe pas par la mort et la naissance, ne dépend ni de la naissance ni du corps, ni du mental ni de la vie, ni de la Nature manifestée. Il n’est pas lié par ces choses, n’est ni limité, ni affecté par elles, bien qu’il s’en revête et les soutienne. L’âme, au contraire, descend dans la naissance et passe, au moyen de la mort – bien qu’elle ne meure pas elle-même, car elle est immortelle – d’un état à un autre, du plan terrestre à d’autres plans, puis revient à l’existence terrestre. Elle poursuit, par cette progression de vie en vie, une évolution ascendante qui la conduit jusqu’à l’état humain et fait évoluer, à travers cela, un être d’elle-même que nous appelons l’être psychique, qui soutient l’évolution et élabore une conscience humaine vitale, une conscience humaine mentale, instruments  de son expérience du monde et d’une expression d’elle-même travestie, imparfaite, mais croissante. Tout cela, elle le fait de derrière un voile, laissant paraître quelque chose de son moi divin seulement dans la mesure où le lui permet l’imperfection de l’être instrumental. Mais il vient un moment où elle est capable de se préparer à sortir de derrière le voile, à prendre le commandement et à orienter toute la nature instrumentale vers un accomplissement divin. C’est le commencement de la vraie vie spirituelle. L’âme est capable alors de se préparer à l’évolution d’une conscience manifestée qui sera supérieure à la conscience mentale humaine : elle peut passer de l’état mental à l’état spirituel et, par les divers degrés de l’état spirituel, à l’état supramental. Jusque-là, il n’y a aucune raison qu’elle cesse de naître; en fait elle ne le peut pas. Si, ayant atteint l’état spirituel, elle a la volonté de sortir de la manifestation terrestre, elle peut en vérité le faire; mais une plus haute manifestation est également possible, dans la Connaissance et non dans l’Ignorance.
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Chacun suit, en ce monde, la voie de sa propre destinée qui est déterminée par sa propre nature et ses propres actions; la signification et la nécessité des événements d’une vie particulière ne sont compréhensibles qu’à la lumière de toute la succession de nombreuses vies. Mais seuls ceux qui peuvent aller au-delà du mental et des sentiments ordinaires, et voir les choses dans leur ensemble, peuvent constater que même les erreurs, les infortunes, les calamités sont des étapes dans le voyage, car l’âme amasse de l’expérience à mesure qu’elle passe à travers elles et au-delà, jusqu’à ce qu’elle soit mûre pour la transition qui la portera au-delà de tout cela vers une conscience plus haute. Quand on arrive à cette ligne de partage, on doit laisser derrière soi le vieux mental et les vieux sentiments. On regarde alors ceux qui sont encore assujettis aux plaisirs et aux chagrins du monde ordinaire avec compassion, et chaque fois que c’est possible en leur apportant une aide spirituelle, mais dès lors sans aucun attachement. On apprend qu’ils sont guidés à travers leurs faux pas, et on fait confiance au Pouvoir universel qui regarde et soutient leur existence, et qui fera pour eux ce qu’il y a de mieux. …
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Note d’appoint :

Le karma – ou au moins toute loi mécanique de karma – ne peut être admis comme seul déterminant des circonstances et totalité du mécanisme de la renaissance et de notre évolution future.
       La définition de la Loi [du karma] pèche par une simplification abusive et par la sélection arbitraire d’un principe limité. L’action est une résultante de l’énergie de l’être, mais cette énergie n’est pas d’une seule sorte; la Conscience-Force de l’Esprit se manifeste dans des énergies de plusieurs sortes : activités intérieures du mental, activités de la vie, du désir, de passion, d’impulsion, de personnalité, activités des sens et du corps, recherche de la vérité et de la connaissance, recherche de la beauté, recherche du bien éthique ou du mal, recherche du pouvoir, de l’amour, de la joie, du bonheur, de la fortune, de la réussite, du plaisir, de toutes sortes de satisfactions dans la vie, de l’élargissement de la vie, recherche d’objectifs individuels et collectifs, recherche de la santé, de la force, de l’aptitude et de la satisfaction du corps. Tout cela constitue une somme extrêmement complexe d’expériences diverses et d’actions multiformes pour l’Esprit dans la vie, et cette variété ne peut être écartée au profit d’un principe unique; elle ne peut pas non plus être introduite de force dans un nombre déterminé de secteurs de la seule dualité éthique du bien et du mal; l’éthique, le maintien des normes humaines de moralité, ne peut par conséquent être l’unique préoccupation de la Loi cosmique ou l’unique principe qui détermine le fonctionnement du karma. S’il est vrai que la nature de l’énergie émise doit déterminer la nature de la conséquence ou de l’aboutissement, toutes ces différences de nature de l’énergie doivent être prises en compte et chacune doit avoir sa conséquence appropriée.
       Une énergie qui cherche la vérité et la connaissance doit avoir pour aboutissement naturel – pour récompense, si vous voulez – une croissance de la vérité, une augmentation de la connaissance; une énergie utilisée pour le mensonge doit avoir pour résultat un accroissement de la fausseté dans la nature et une immersion plus profonde dans l’Ignorance. Une énergie qui poursuit la beauté doit avoir pour aboutissement une augmentation du sens de la beauté, de la jouissance de la beauté ou, si telle est son orientation, une augmentation de la beauté et de l’harmonie dans la vie et la nature. Une énergie émise pour rechercher le bien éthique doit avoir pour aboutissement ou pour une récompense une augmentation de la vertu, le bonheur de croître éthiquement ou la félicité ensoleillée, l’équilibre, la pureté d’une bonté simple et naturelle, alors que les énergies opposées seraient punies par une plongée plus profonde dans le mal, une désharmonie et une perversion plus grandes de la nature, et poussées à l’excès, par une grande perdition spirituelle.
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Il y a pourtant dans notre vie une part très vaste de ce que nous appelons chance ou sort qui contrecarre les efforts que nous déployons en vue d’un résultat et attribue le trophée sans effort ou en récompense d’une énergie inférieure : la cause secrète de ces caprices de la Destinée – ou les causes, car les racines de la Fortune peuvent être multiples – doit sans aucun doute être recherchée dans notre passé caché. Mais il est difficile d’admettre cette solution simple selon laquelle la bonne fortune est le revenu d’une action vertueuse oubliée, accomplie dans une vie passée, et la mauvaise fortune, le revenu d’un péché ou d’un crime. Si nous voyons l’homme juste souffrir ici, il est difficile de croire que ce parangon de vertu était, dans sa dernière vie, une canaille, et paie pour les péchés qu’il a commis, même après une conversion exemplaire due à sa nouvelle naissance; pas plus que nous ne pouvons supposer, si le méchant triomphe, qu’il était dans sa dernière vie un saint qui a mal tourné, mais continue de passer à la caisse pour se faire rembourser le prix de sa vertu antérieure. Un changement total de cette sorte d’une vie à l’autre est possible, bien que selon toute vraisemblance il ne soit pas fréquent, mais faire endosser à une nouvelle personnalité contraire les récompenses et les punitions de l’ancienne semble une procédure sans objet et purement mécanique. L’idée de la rétribution du karma, compensation de l’injustice de la vie et de la Nature, est une faible base pour cette théorie, car elle veut conférer à un sentiment et à un étalon humain, peu profonds et superficiels, le sens même d’une Loi cosmique; elle se fonde sur un raisonnement peu solide : il doit exister une autre base plus forte pour la loi du karma.
       Ici, comme il arrive souvent, l’erreur vient de ce que nous introduisons de force une norme créée par notre mental humain dans les comportements plus vastes, plus libres et plus complets de l’Intelligence cosmique.
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L’être vraiment éthique n’a pas besoin d’un système de récompenses et de punitions pour suivre le sentier du bien et fuir le sentier du mal; la vertu est pour lui sa propre récompense, le péché porte en lui sa propre punition par la souffrance qu’entraîne sa chute hors de sa propre loi de nature; telle est la vraie norme éthique. Au contraire, un système de récompenses et de punitions dégrade aussitôt la valeur éthique du bien, transforme la vertu en égoïsme, en un marché commercial et intéressé, et remplace le motif juste de s’abstenir du mal par un motif vil.
       Les êtres humains ont érigé la règle de la récompense et de la punition par nécessité sociale, afin de réfréner les actions nuisibles à la communauté et d’encourager ce qui lui est salutaire, mais élever cet artifice humain à la hauteur d’une loi générale de la Nature cosmique ou d’une loi d’Être suprême, ou encore de loi suprême de l’existence est un procédé pour le moins douteux. Il est humain, mais aussi puéril, d’imposer les normes peu satisfaisantes et étroites de notre propre ignorance aux fonctionnements plus vastes et plus enchevêtrés de la Nature cosmique. ()
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Cela nous amène à un autre élément de la conception ordinaire de la renaissance qui n’et pas acceptable, puisqu’il est une erreur évidente du mental physique : l’idée que l’âme elle-même est une personnalité limitée qui survit inchangée d’une naissance à l’autre. Cette idée trop simple et trop superficielle de l’âme et de la personnalité naît de l’incapacité du mental physique à voir plus loin que l’apparence de sa propre formation dans cette existence unique. Selon cette conception, ce qui revient dans la réincarnation doit être non seulement le même être spirituel, la même entité psychique, mais aussi la même formation de nature qui habitait le corps de la naissance précédente; le corps change, les circonstances sont différentes, mais la forme de l’être, le mental, le caractère, les penchants, le tempérament, les tendances sont les mêmes : Jean Dupont dans sa nouvelle vie est le même Jean Dupont qu’il était dans son dernier avatar. Mais s’il en était ainsi, la renaissance n’aurait aucune utilité spirituelle, aucune signification; car il y aurait une répétition de la même petite personnalité, de la même petite formation vitale et mentale jusqu’à la fin des temps. À la croissance de l’être incarné jusqu’à la pleine stature de sa réalité, une nouvelle expérience, mais aussi une nouvelle personnalité est indispensable; répéter la même personnalité ne serait utile que si quelque chose avait été inachevé dans sa formation ou son expérience, quelque chose qu’il faudrait mener à bien dans le cadre d’un moi semblable, dans un mental semblablement construit, avec une capacité d’énergie semblablement formée. Mais normalement ce serait plutôt oiseux : l’âme qui a été Jean Dupont ne peut rien gagner, ne peut s’accomplir en restant Jean Dupont à jamais. () Ce n’est que par un changement de moi intérieur, une progression constante de la nature, une croissance dans l’esprit que nous pouvons légitimer notre existence.

17 mai 2012

Dites NON

Ne faites pas les mêmes erreurs deux fois 

Dites NON à la réincarnation
Bouddhistes réformés
… irrésistible celle-là
***
 
Pas convaincu?
Lisez Air Karma – si vous avez le sens de l’humour...
:-)

23 janvier 2012

Humour


"Ouais, eh bien moi non plus je ne croyais pas à la réincarnation
quand j'avais ton âge."

16 janvier 2012

EMI et guérison - témoignage




Anita Moorjani : EMI -- Guérison d'un cancer de classe 4B

En anglais avec sous-titrage en français.

Témoignage extrêmement touchant d'une expérience de mort imminente vécue par une jeune femme indienne à Hong Kong.

"Aux frontières de la mort - Anita a reçu un diagnostic de cancer lymphatique en 2002, qui prit une tournure terminale en 2006. Elle est tombée dans le coma, et alors que les médecins avisaient sa famille qu'il ne lui restait que quelques heures à vivre. Elle a traversé dans l'Au-delà et est revenue en ce monde avec une compréhension nouvelle de sa vie et de sa «raison d'être» sur la terre. C'est ce qui l'a guérie de son cancer. Anita est née à Singapore, de parents indiens. Éduquée en anglais, elle vit à Hong Kong depuis l'âge de 2 ans."

Un commentaire sur Youtube qui dit exactement ce que je pense :

"Ce témoignage vaut tous les livres, ateliers et conférences qui nous éclairent sur la nature de la vie, le sens de notre présence et le liant commun à toute l'humanité."

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Une guérison plutôt spectaculaire …

Bien sûr, ce genre de témoignage tient de l’hérésie pour les scientifiques de la médecine traditionnelle. Mais, il faut être capable de capter sa sincérité et sa spontanéité pour comprendre ou avoir vécu une expérience similaire. À voir jusqu'au bout si vous croyez que vous valez le temps que ça prendra... 

Un excellent complément à la série "Changement de fréquence".

Le fond du message : cesser d’avoir peur et se permettre d’être soi-même, non pas ce qu’on imagine être ou ce que les autres attendent.

Intéressant cette partie du témoignage où elle dit qu'elle vivait dans la peur, et faisait tout pour plaire aux autres, les protéger, etc., sans jamais penser à elle, à sa propre vie... Nous savons depuis un bon moment que le cancer est fréquemment un résultat de cette attitude où l'on préfère s'occuper des autres que de soi.