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17 mai 2012

Dites NON

Ne faites pas les mêmes erreurs deux fois 

Dites NON à la réincarnation
Bouddhistes réformés
… irrésistible celle-là
***
 
Pas convaincu?
Lisez Air Karma – si vous avez le sens de l’humour...
:-)

23 janvier 2012

Humour


"Ouais, eh bien moi non plus je ne croyais pas à la réincarnation quand j'avais ton âge."

16 janvier 2012

EMI et guérison - témoignage




Anita Moorjani : EMI -- Guérison d'un cancer de classe 4B

En anglais avec sous-titrage en français.

Témoignage extrêmement touchant d'une expérience de mort imminente vécue par une jeune femme indienne à Hong Kong.

"Aux frontières de la mort - Anita a reçu un diagnostic de cancer lymphatique en 2002, qui prit une tournure terminale en 2006. Elle est tombée dans le coma, et alors que les médecins avisaient sa famille qu'il ne lui restait que quelques heures à vivre. Elle a traversé dans l'Au-delà et est revenue en ce monde avec une compréhension nouvelle de sa vie et de sa «raison d'être» sur la terre. C'est ce qui l'a guérie de son cancer. Anita est née à Singapore, de parents indiens. Éduquée en anglais, elle vit à Hong Kong depuis l'âge de 2 ans."

Un commentaire sur Youtube qui dit exactement ce que je pense :

"Ce témoignage vaut tous les livres, ateliers et conférences qui nous éclairent sur la nature de la vie, le sens de notre présence et le liant commun à toute l'humanité."

***

Une guérison plutôt spectaculaire …

Bien sûr, ce genre de témoignage tient de l’hérésie pour les scientifiques de la médecine traditionnelle. Mais, il faut être capable de capter sa sincérité et sa spontanéité pour comprendre ou avoir vécu une expérience similaire. À voir jusqu'au bout si vous croyez que vous valez le temps que ça prendra... 

Un excellent complément à la série "Changement de fréquence".

Le fond du message : cesser d’avoir peur et se permettre d’être soi-même, non pas ce qu’on imagine être ou ce que les autres attendent.

Intéressant cette partie du témoignage où elle dit qu'elle vivait dans la peur, et faisait tout pour plaire aux autres, les protéger, etc., sans jamais penser à elle, à sa propre vie... Nous savons depuis un bon moment que le cancer est fréquemment un résultat de cette attitude où l'on préfère s'occuper des autres que de soi.

06 janvier 2012

La réincarnation … tabou

Roger Woolger est décédé le 18 novembre dernier. Ce philosophe et psychologue jungien a consacré une bonne partie de sa vie à la recherche sur la réincarnation.

Ce superbe poème du poète persan Hafiz, ci-après, a été ajouté au communiqué annonçant son décès.

From: "The Subject Tonight Is Love"
(60 Wild & Sweet Poems of Hafiz translated by Daniel Ladinsky)


DEEPENING THE WONDER

Death is a favour to us,
But our scales have lost their balance.

The impermanence of the body
Should give us great clarity,
Deepening the wonder in our senses and eyes

Of this mysterious existence we share
And are surely just travelling through.

If I were in the Tavern tonight,
Hafiz would call for drinks

And as the Master poured, I would be reminded
That all I know of life and myself is that

We are just a midair flight of golden wine
Between His Pitcher and His Cup.

If I were in the Tavern tonight,
I would buy freely for everyone in this world

Because our marriage with the Cruel Beauty
Of time and space cannot endure very long.

Death is a favour to us,
But our minds have lost their balance.

The miraculous existence and impermanence of

Form
Always makes the illumined ones
Laugh and sing.
~ Hafiz

Source : http://www.deepmemoryprocess.com/index.html

COMMENTAIRE

Vous trouverez ci-après divers liens au site de Roger Woolger. Nombreuse études de cas. Son œuvre a été traduite en plusieurs langues, notamment en portugais et en allemand, mais rien en français. Dommage.

Biographie et expérience: http://www.rogerwoolger.com/about.html

Vous trouverez sur cette page un diagramme du corps émotionnel avec les zones de blocages en liens avec les engrammes de vies antérieures qui influencent notre vie actuelle – à notre insu : http://www.rogerwoolger.com/pastlife.html

Concernant la transition, c’est-à-dire, la mort :
http://www.rogerwoolger.com/pages/transitions.html
Dans la bibliographie de cet article, Roger Woolger réfère au livre de Sogyal Rinpoche The Tibetan Book of Living and Dying. On reproche à Sogyal Rinpoche  des pratiques sexuelles qu’on pourrait qualifier de désaxées – un équivalent des prêtres pédophiles, si l’on veut (il a déjà été poursuivi à ce propos). Certains ex disciples affirment par ailleurs qu’il ne serait pas l’auteur légitime de cet ouvrage.

Encore une fois, qu'on lise ou qu'on étudie n'importe quoi, il faut toujours user de discernement et éviter de mettre les gens sur un piédestal.

***
Sites d’intérêt au sujet de la réincarnation :

- Plusieurs témoignages d’enfants : http://www.childpastlives.com/

- Assez percutant comme témoignage d’enfant : http://www.soulsurvivor-book.com/

- Études de cas par Morris Netherton et Thomas Paul : http://www.pastlifetherapycenter.com/PastLife_Regression_Therapy_LA_NYC_News2_CaseStudy.html

- Quand je suis tombée sur ce site, après avoir écrit Air Karma, j'y ai trouvé des affinités de pensée :
http://vonward.com/

- Dr. Ian Stevenson : http://www.near-death.com/experiences/reincarnation01.html

- Elisabeth Kübler-Ross : http://www.ekrfoundation.org/
Traduction en français, sous toute réserve : http://translate.google.com/translate?u=http://www.ekrfoundation.org/&sl=en&tl=fr&hl=en&ie=UTF-8

Comme j’ai fait mes études et recherches au sujet de la réincarnation en anglais – avant comme après Internet, il m’est difficile de recommander des sites en français.

30 septembre 2011

En attendant...

Ce nouveau look symbolise le changement  de fréquence (transition) qui nous donne l’occasion d’envoyer nos oiseaux noirs (vies antérieures) au recyclage… et de sortir de l’endettement karmique à perpétuité.

Et, je n’oublie pas ma promesse, je publierai éventuellement des témoignages de réminiscence  ainsi que des techniques pour ouvrir la mémoire intemporelle et projeter sa conscience en des plans supérieurs - non pas pour aller se promener dans l'astral, cet affreux blue-print du pattern terrestre, la pesanteur en moins...

 
Un résumé du parcours évolutionnaire – pour les egos qui choisissent d’évoluer dans la matière (ce qui n’est pas un «passage obligé» par ailleurs); par contre une fois ligotés, il est assez ardu de dissoudre nos liens…

Selon un Maître de Sagesse 

La cause première et essentielle à la réincarnation vient d’une volonté cosmique qui s'impose à l'ego sous la forme d’un désir de manifestation. En raison de cette subordination, l’ego copie l'action du «dieu» créateur en se projetant dans les plans inférieurs.
      Il ne s’agit pas d’un désir pour la vie dans le sens où on l’entend ordinairement, mais plutôt d’un désir de manifestation plus parfaite, un désir de se sentir plus vivant et actif, un désir de pleine conscience impliquant la capacité de répondre à toutes les vibrations possibles en provenance de l'environnement sur tous les plans, de sorte que l'ego puisse atteindre à la perfection de l’empathie, c'est-à-dire, «ressentir-avec».
      L'ego, sur son propre plan, est loin d'être totalement conscient, mais son niveau de conscience lui donne un sentiment de plaisir et suscite une soif de réalisation plus intégrale de la vie. C'est cette soif de l'ego, qui en fait, se cache derrière les grandes aspirations du monde pour une vie épanouie.
      Ce n'est pas une pression extérieure qui ramène un individu en incarnation : il revient s’incarner parce qu'il le veut. Si l'ego n'avait pas envie de revenir, il ne reviendrait pas : mais tant que le désir pour ce que le monde peut lui donner demeure, il voudra revenir. Ainsi, l’ego n'est pas poussé contre son gré à revenir vers ce monde de troubles, puisque c’est sa propre soif intense qui le ramène.
      Nous pourrions utiliser une analogie avec le corps physique. Lorsque le corps a absorbé et complètement assimilé de la nourriture, il a faim et il en veut encore. Personne n’oblige l'homme à manger : il reçoit de la nourriture et la mange parce qu'il le veut. De la même manière, tant que l'homme n'a pas assimilé et utilisé pleinement tout ce que ce monde peut lui offrir, de sorte qu'il ne désire plus rien obtenir de ce monde, il se réincarne.

***
Les êtres recherchent l’incarnation par soumission à cette impulsion provenant d’une volonté cosmique, mais aussi en vertu de cette soif aveugle de manifester la vie physique, du désir de trouver un quelconque endroit où ils pourront se sentir vivants, être conscients de vivre. Durant les premières phases, de tels êtres ne peuvent pas ressentir les vibrations intenses, rapides et intelligentes de la matière hautement raffinée de leur propre plan; les mouvements forts et robustes, mais relativement lents de la matière plus dense du plan physique sont les seuls qui peuvent provoquer une réaction de leur part. Conséquemment, ce n'est donc que sur le plan physique qu'ils peuvent se sentir vivants, ce qui explique leur forte propension à renaître dans la vie terrestre.

      Ainsi, pour un temps, leur désir coïncide exactement avec la loi de l'évolution. Ils ne peuvent se développer que par le biais des impacts de l’extérieur, auxquels ils sont graduellement appelés à répondre; et à ce stade précoce, ils ne peuvent les recevoir que dans la vie terrestre. Peu à peu, leur capacité de réaction augmente et s’éveille d'abord aux vibrations supérieures et plus fines du plan physique, et encore plus lentement à celles du plan astral. Ensuite, leur corps astral, qui, jusqu'à maintenant ne servait qu’à relayer des sensations à l'ego, devient peu à peu un véhicule défini qu’ils peuvent utiliser, et leur conscience commence à se centrer dans l’émotion plutôt que la simple sensation physique.
      À un stade ultérieur, mais toujours pour apprendre à répondre aux impacts de l'extérieur, les egos parviennent à centrer leur conscience dans le corps mental, à vivre dans et selon l’imagerie mentale qu'ils ont formée pour eux-mêmes, et ainsi à gouverner les émotions par l’esprit.
      Enfin, encore plus loin sur le chemin de l'évolution, l’ego parvient à se centrer dans le corps causal, et peut réaliser sa vraie vie. Arrivés à cette étape, les egos n’ont plus besoin de s’incarner sur terre.
      Mais pour le moment, nous avons affaire à une majorité d’egos moins évolués, à des personnalités issues des plans inférieurs de la vie qui avancent à tâtons en agitant leurs tentacules dans l'océan de l'existence. Mais ils ne sont nullement conscients du fait que leurs personnalités sont les instruments qui les feront grandir. Ils ne voient rien de leur passé ni de leur futur, ni ne sont conscients de leur propre plan. Néanmoins, comme ils accumulent lentement de l'expérience, et l’assimilent, le sentiment que certaines choses sont bonnes et d'autres mauvaises se développe – un début de conscience. Peu à peu, à mesure qu'ils évoluent, cette conscience se manifeste plus clairement dans leur nature inférieure, devenant un guide de conduite plus efficace.
      Au moyen des opportunités offertes par les éclairs de conscience, auxquels nous avons déjà fait allusion, les egos plus évolués se développent à un point où ils étudient leur passé, traçant l’ensemble des causes en action, apprenant beaucoup de la rétrospection, de sorte que les impulsions transférées au plan inférieur deviennent plus claires et nettes, se précisent d’elles-mêmes dans la conscience inférieure en tant que fermes convictions et intuitions. Prenons soin de distinguer l'intuition véritable de la pseudo-intuition – une impulsion née du désir qui n’est pas supérieure au raisonnement mais plutôt inférieure. Il est inutile de souligner que l’imagerie mentale (les pensées) des niveaux inférieurs, ou de la forme, n’atteignent pas les mondes supérieurs.
      Au plan causal, toute illusion disparaît. L’ego reconnaît ses semblables et voit en chacun d’eux sa propre nature royale, l’humain immortel qui passe de la vie à la Vie avec tous ses liens intacts et rattachés à l’être réel.

17 novembre 2010

Présentation

Air Karma  
Astuces pour vaincre la réincarnation

Mestengo/Boudabla © 2010  

Dédié aux finissants de l’école terrestre : s’il est vrai que nous ne pouvons pas échapper à la loi de cause et d’effet, nous pouvons néanmoins choisir de mettre fin aux renaissances terrestres. Je l’offre gratuitement par solidarité envers mes vieux amis, peut-être désemparés parce qu’ils ont oublié qui ils sont.

Mise en garde   

Cet essai pourrait ne pas convenir aux lecteurs de tous âges n’ayant aucun sens de l’humour ou ayant une attitude dogmatique à l’égard des questions religieuses, ésotériques et spirituelles. Certains sujets pourraient offenser les jeunes âmes; la supervision de vieilles âmes est donc recommandée. 

Je comprends très bien que l’hypothèse de la réincarnation en rebute plusieurs car beaucoup de gens sont convaincus qu’une seule vie suffit pour comprendre le confinement dans la matière… Si c’est ce que vous croyez, je vous invite à explorer des points de vue différents que partagent plusieurs chercheurs, philosophes et écrivains respectés, voire des scientifiques.

Suggestions

- Si vous reproduisez ou citez, mentionnez la (les) source(s). Merci pour les auteurs.
- Pas défendu de sauter des chapitres, mais préférable de respecter l’ordre jusqu’à la conclusion pour mieux suivre le cheminement et pouvoir référer à la terminologie.

Notes  

1. J’utilise des anglicismes, non pas pour donner dans le «bon chic bon genre», mais parce que certains équivalents français sont trop verbeux. Par exemple : «témoins de connexion» pour «cookies».
2. Je ne féminise pas en raison du manque de simplicité.
3. J’emploie le qualificatif «énergétique» en référence à l’énergie subtile, non pas à l’hydroélectricité.

***
Première édition/impression : 2006
Révision version Internet : 2010

Note : Ayant débuté cet essai en 2003, plusieurs situations se sont concrétisées entretemps. J’ai donc ajouté des mises à jour ici et là.

Karmiquement décontaminé/recyclé à quasi 90 %…

***
Résumé de quatrième

Les Occidentaux craignent ou nient la réincarnation tandis que pour les deux tiers restants de l’humanité, elle est incontestable. De quoi avons-nous peur?

La dynamique réincarnation/karma, telle que présentée par certaines écoles de pensée, fait en sorte que plusieurs personnes qui en reconnaissent l’existence, se croient piégés ici-bas en raison de croyances subjectives. Le karma n’est pas un système stupide de distribution de récompenses et de punitions comme on le pense si fréquemment. Bien sûr, il explique les inégalités et les injustices, et donne un sens à la vie terrestre. Mais la «loi» karmique est, à mon avis, une invention humaine faisant de nous, à tort, des «endettés» à perpétuité.

Par ailleurs, je suppose qu’il y a des choses qu’on ne peut apprendre que dans des corps de chair et de sang. Mais qui donc se cache derrière ce déguisement? On dit souvent que l’humain vit des expériences spirituelles, mais Teilhard de Chardin disait : «c’est l’esprit qui vit des expériences humaines».

Le but de cet essai est de répandre l’idée que nous sommes des êtres de lumière temporairement confinés dans la matière; que nous ne sommes pas les victimes d’un destin rigide imputable au karma, à un «Dieu» courroucé et punitif ou à un univers chaotique et matraqueur, et que chacun peut devenir le maître de sa vie, jusque dans une certaine mesure.

Cet essai propose une réinterprétation de la doctrine karmique, et invite le lecteur qui songe à quitter le triangle vicieux des renaissances terrestres à réviser ses convictions.

Vingt-cinq ans de recherche sur la réincarnation qu’il me fait plaisir de partager avec les vieux routiers que la vie matérielle n’excite plus, ainsi qu’avec ceux qui souhaiteraient mieux comprendre la nature de l’ego trip planétaire.

Nous prendre au sérieux est la cause de tous nos problèmes, du cancer à la réincarnation.
(Steve Bhaerman)

Mini lexique

Pour une meilleure compréhension, voici un glossaire de base – selon mon entendement, bien sûr.  

Source d’origine ou «Dieu» : Cette source est la somme totale de tout ce qui existe, soit un réservoir de créations, de projections et de créatures plus ou moins évoluées, à une échelle qu’on ne peut pas évaluer. Combien de fois l’infini peut-il exister dans l’infini?  

Esprit : Principe universel créatif non personnalisé auquel on peut attribuer une multitude de propriétés; pont entre la Source d’origine et le Soi authentique 

Soi authentique : Principe immatériel non personnalisé; pont entre l’Esprit et l’âme – pourrait s’appeler âme transcendante  

Âme : Identité immatérielle personnalisée et individualisée à travers l’ego; pont entre le Soi authentique et l’ego – pourrait s’appeler âme humaine

Ego : Identité / personnalité / petit moi individualisé dans un corps physique (pour ce qui est de la terre) 

Karma : Ce mot lui-même signifie l’acte, l’action. Dans la terminologie bouddhique, karma désigne deux choses :
- l’acte lui-même, en tant qu’acte intentionnel, achevé, et porteur d’impressions affectives (qui marquent le sujet dans son subconscient)
- la relation de cause à effet qui s’applique à tous les actes. Chaque être est la résultante de tous ses actes passés, et ses actes déterminent la qualité de son avenir. Cela correspond à ce que l’on appelle parfois loi du karma 
- le langage ordinaire a vulgarisé le mot karma en lui donnant des sens tels que destin ou fatalité qui sont assez trompeurs dans la mesure où ils évacuent l’essentiel : la responsabilité de ses actes et de leurs résultats.  (Extrait de Soyez zen, Charlotte Joko Beck. Plus de détails au chapitre Le compte de banque)

Croyance : Une croyance est une chose qui nous tient à cœur parce que nous pensons qu’elle est vraie; les croyances sont généralement inconscientes, acquises par lavage de cerveau parental, socioculturel, religieux, médiatique, etc.

Plan de conscience astral : Ce plan de conscience, que j’appelle Club Med Astral, est un lieu non physique où le commun des mortels se retrouve entre deux vies et durant les périodes de sommeil du corps physique. Le plan astral est le paradis ou l’enfer que nous nous créons entre les expériences de vie matérielle, soit pour nous reposer, nous punir ou sombrer dans le coma, ainsi que planifier notre prochaine réinsertion.
     Nous utilisons ce pseudo paradis/enfer pour compenser les traumatismes vécus sur terre ou prolonger nos chimères émotionnelles et mentales inférieures. Le plan astral est le monde du désir et de l’illusion; c’est un miroir (un blueprint) de la vie physique. Ce monde parallèle comporte différents niveaux d’illusion et fait partie de l’aura magnétique de la planète. Les choses et les êtres sont en apparence aussi tangibles que sur terre, à la différence que nos créations peuvent se dissoudre instantanément ou perdurer indéfiniment selon l’intensité et la concentration utilisées. Nous manifestons en accord avec notre système de croyances, de la même façon que sur terre. L’extrait suivant, de W.E. Butler, décrit très bien le phénomène :
«L’autre processus constructeur de forme aux niveaux de la lumière astrale est celui de la pensée. La forme est produite par l’activité mentale projetée dans les domaines astraux. Ce sont les projections les plus durables et elles forment la scène semi permanente du monde astral. Ainsi en va-t-il des «paradis», des «enfers» et des «mondes gris» si souvent décrits dans la littérature spirite. Ils reflètent plus ou moins les conditions de vie de la terre elle-même. Les pensées qui produisent ces «demeures», des lieux de repos temporaires de l’esprit humain dans le monde astral, sont les résultats de conceptions conscientes et subconscientes de l’humanité tant incarnée que désincarnée, ainsi que de l’activité mentale d’une autre vie non humaine qui partage ce niveau de conscience avec l’homme et qui l’influence, bien qu’il n’en soit pas toujours conscient. L’aura astromentale qui entoure chacun de nous, est un champ dans lequel œuvrent les mêmes lois.»
(La lecture de l’aura, Éditions Garancière, Coll. Développez vos pouvoirs)

Avant-propos

Je me liquide. Il est un âge où par lucidité on devient entrepreneur en démolitions.
(Alain Bosquet)


Tout au long de ma vie j’ai acheté, assimilé, rejeté et récupéré des croyances, idées, valeurs, perceptions et interprétations provenant d’écoles de pensée et de milieux socioculturels différents.

Le véritable engouement pour la métaphysique(1) remonte aux années quatre-vingt. Néanmoins, dès mon enfance, je me demandais pourquoi nous vivions sur une planète aussi rude et inhospitalière où la cruauté faisait tacitement partie des mœurs. Pourquoi un plan d’existence aussi barbare où le mensonge, la duperie et l’escroquerie passent pour de l’intelligence? Pourquoi s’incarner dans une espèce supposément supérieure qui tue et meurt pour défendre ses croyances, satisfaire ses désirs et assouvir ses passions au mépris de ses semblables et des autres règnes?

L’approche réincarnationniste(2) a certes élargi mes horizons, mais, il m’a fallu la dépouiller de ses oripeaux. Après avoir compilé et comparé une multitude de justifications au sujet de l’existence biologique, j’en suis venue à la conclusion que la terre était à la fois un enfer, un paradis d’illusions et peut-être une sorte d’école de réforme cosmique.

Cette vision des choses me vient de l’intuition et de l’expérience – l’expérience est une rigoureuse tutrice. Les intuitions se traduisent difficilement avec des symboles aussi limités que les mots. J’ai donc choisi de citer et paraphraser plusieurs auteurs pour leur hauteur de vue et leur simplicité.

L’on peut voir ce livre comme une mappe pour voyager dans les marécages de notre dépendance à «la vie en enfer» ou comme un fourre-tout d’astuces pour mieux la désincarner. Piquez-vous à l’humour avant de commencer. Les adorateurs de la vie matérielle qui idéalisent l’expérience humaine auront peut-être de la difficulté à gober cette perception de la vie terrestre. De toute manière, chacun pourra juger par lui-même s’il est possible ou non de se libérer des productions de l’ego avant de succomber à une overdose. Quant aux évolutionnistes inconditionnels qui désirent rendre le concours d’endurance terrestre plus viable, ils trouveront des techniques de récupération, recyclage et compostage karmiques en troisième partie.

En fait, j’ai eu envie de revisiter ma friperie de croyances et d’en balancer quelques-unes. Je comprends qu’il y a des paradigmes et des consensus de groupes qu’on n’a pas le choix d’accepter quand on s’incarne ici-bas, ça vient avec le package. Mais, certaines défroques religieuses, ésotériques et nouvelâgeuses font figure de décrochez-moi-ça; elles mériteraient d’être jetées ou à tout le moins revampées. Par exemple, les grandes religions maintiennent leurs ouailles dans des théocraties poussiéreuses, mais de l’autre côté, les systèmes athéistes/matérialistes privent leurs adhérents d’une spiritualité authentique. Difficile de trouver l’équilibre sur cette planète dualiste…

Le soldat et le prêtre sont les pires ennemis de l’humanité,
car si le soldat tue, le prêtre ment.
(Victor Hugo)

Ce qui semble une vérité absolue à une époque donnée n’est souvent que le fragment d’une vérité plus vaste qui se révélera plus tard. Les éclaireurs s’adaptent au niveau de conscience de la planète – on ne peut pas dire que l’humanité dans son ensemble bat des scores en matière de conscience.

Ce livre pourrait vous faire découvrir des vérités plus grandes si vous savez lire entre les lignes. Activez aussi votre antivirus intérieur pour détecter mes virus car plusieurs opinions sont le reflet de ma vérité (subjective). Chacun doit se connecter à sa propre source pour filtrer les valeurs et les croyances de la conscience humaine. La foi aveugle élimine la compréhension, et sans la compréhension, il n’y a aucune progression; or le but de l’exercice est, selon certaines écoles, de progresser au point de devenir des maîtres de sagesse. Oh-la-la, on n’a pas fini de racler du béton!

J’invite donc les diplômés et docteurs ès sciences karmiques à poser un regard conscient sur la vie terrestre. Ne tirez pas sur la messagère, elle n’invente rien.

Avant de poursuivre, pour le simple plaisir de la chose, je vous propose de répondre spontanément à  ce questionnaire si vous croyez à la survie de ce qui anime le corps, bien sûr : 
- La survie des espèces est-elle le seul but de la vie matérielle?
- Croyez-vous que Terra-Mart(3) soit le seul endroit où l’on puisse vivre?
- Croyez-vous qu’il est possible de s’émanciper après la mort physique, c’est-à-dire, d’expérimenter la VIE sur un plan d’existence supérieur non matériel?
- Croyez-vous être obligé de vous réincarner sur Terra-Mart ad infinitum – si oui, pourquoi?
- Pendant combien de vies devriez-vous étirer le supplice (si c’en est un…)? 
- Tombez-vous dans la catégorie du dépendant karmatif?
- Avez-vous peur de vous ennuyer ou de sombrer dans un coma cosmique après la mort?
- Que prévoyez-vous faire de l’autre côté du voile – avez-vous des projets, avez-vous réfléchi aux options possibles?
- Avez-vous envoyé votre curriculum vitae à des instances spécifiques outre-terre?
- Planifiez-vous une retraite définitive, c’est-à-dire, hors du champ magnétique terrestre/astral?
_________________

(1) Métaphysique : recherche rationnelle de la nature des choses au-delà de leur apparence sensible.

(2) Vu le nombre d’années d’étude et de recherche que j’ai menées sur le karma et la réincarnation (sans tenir compte des expériences en thérapie de régression) je considère mon essai un peu comme une thèse. Si les diplômes existaient dans ce domaine, j’aurais au moins obtenu un BAC ès sciences karmiques.

 (3) Terra-Mart : désignation que j’utilise parfois pour terre par analogie à Wal-Mart – ce géant américain de la consommation où l’on trouve n’importe quoi à prix modique, et qui en passant, est l’entreprise la plus vaste et la plus riche qui ait jamais existé sur la planète.


Introduction


L’on peut en effet souvent regretter que Noé et sa bande
n’aient pas manqué le bateau. 
(Mark Twain)

Le projet Terra-Mart : un colossal ego trip!

Plusieurs écoles de pensée métaphysiques et religieuses affirment que l’humanité, à titre d’âme collective, voulait apprendre à manifester l’amour inconditionnel envers «Tout Ce Qui Est», et à reconnaître le «principe divin» derrière chaque création. D’autres écoles prétendent que «Dieu» trouvait l’union paradisiaque entre ses rejetons si ennuyante qu’il aurait inventé la dualité pour les extirper du statu quo, la diversité étant propice à la créativité.  

La dualité c’est toi et moi, une différentiation, une séparation résultant de l’individualisation. La diversité favorise assurément la créativité, mais en contrepartie, sur terre, les différences soulèvent la comparaison, l’évaluation, la critique, la rivalité, le jugement, l’opposition, la discrimination, la domination, la prédation, l’appropriation et la destruction. Une dynamique qui crée de l’action, en effet! (La dualité, c’est le conflit intérieur qui justifie le conflit extérieur. Lorsqu’on désire une chose, on désire simultanément son contraire disait un sage; voilà pourquoi personne n’est à l’abri des contradictions…)

Les initiateurs du «Projet Terra-Mart» éprouvaient sûrement une forte attirance pour l’aventure en terrain miné. Étaient-ils curieux de découvrir les effets du confinement dans la matière? Le cirque des horreurs dantesques a probablement commencé avec le régime carnivore remplaçant la diète énergétivore. Ils mangèrent la pomme … et autres. Quand on y songe, l’idée de réduire des créatures au cannibalisme est vraiment aberrante, quel qu’en soit le but. 

«L’horreur est humaine», nous dit Coluche. La beauté aussi, nous dit le film documentaire BARAKA qui illustre à merveille les gloires et les violentes calamités d’une planète où tout est permis; ce film nous montre la diversité des hommes et leur impact sur notre monde composite. (Pour plus de détails à propos du film, voyez : http://situationplanetaire.blogspot.com/2010/10/twit-face.html )

En ce qui me concerne, je trouve que l’expérience biologique est une création collective vraiment maso, basée sur un système de pensée malade, voire, psychotique – ça prend le courage d’un kamikaze pour s’incarner sur terre. 

Les grands plaidoyers en faveur de cette aventure vaudevillesque ne font pas le poids. Georges Duhamel disait la même chose (en une seule phrase!) : «Je respecte trop l’idée de Dieu pour le rendre responsable d’un monde aussi absurde». De plus, si par hasard le cœur s’ouvre, la souffrance qu’on voit à tous les niveaux d’existence devient insupportable. Il faut observer les caractéristiques de ce monde de brutes avec neutralité (c’est-à-dire en tassant ses émotions) pour être capable d’en dégager une interprétation/perception plus lucide.

Plusieurs âmes individualisées aiment la terre sans condition et la perçoivent comme un endroit extraordinaire où se développer; elles ont donc plus de facilité à se réaliser dans des corps physiques. D’autres egos se débrouillent mieux dans des réalités parallèles, moins denses ou immatérielles, et trouvent ardu de s’adapter aux conditions de vie terrestres. Autrement dit, certains trippent sur ce qui meurt (le biologique), alors que d’autres trippent sur ce qui perdure (l’esprit). Pour d’autres encore, la terre est un parc d’amusement réservé au tourisme occasionnel. Les egos quittent donc l’école terrestre avec des attestations, certificats et diplômes différents.

Par ailleurs, une majorité de fragments de l’âme collective terrestre semble s’être engagée à faire évoluer le système planétaire. Par contre, la plupart des fragments qui viennent d’autres planètes ou systèmes d’énergie, s’incarnent plutôt à des époques charnières pour aider à transformer la dynamique.

J’ignore si le massacre des humains, des animaux et de la nature cessera un jour, j’en doute. En attendant, il est permis de se demander s’il est obligatoire de s’incarner dans pareil défouloir. Quand on réalise que toutes nos rencontres plus ou moins intimes ne sont en réalité que des prétextes pour nous tester ou régler nos supposés karmas de victimes, bourreaux et sauveurs, l’on peut aussi se demander si cela est indispensable à l’apprentissage de l’amour inconditionnel ou de la compassion. Je ne trouve pas que ce soit une manière très efficace d’y arriver – on obtient souvent l’effet contraire.

Nous devenons en quelque sorte des accros de l’autopunition. Les p’tits bonheurs d’occasion présagés (quand tout marche à notre goût) sont les carottes qui nous ramènent ici-bas; et, autant se le dire tout de suite, il est vrai qu’on ne peut pas être heureux tant que le bonheur dépend de situations/choses extérieures que l’ego juge favorables. Je crois aussi que c’est pendant l'incarnation qu’on peut le mieux comprendre le système et se libérer du désir de vivre éternellement dans la matière via la réincarnation.

La terre ressemble à un laboratoire où nous subissons les enchaînements de nos créations (mentales et émotionnelles) personnelles et collectives pour en tester la validité. L’évolution biologique et psychospirituelle est ce qu’on a trouvé de mieux pour justifier nos retours perpétuels dans ce monde de fous.

Se pourrait-il que nous nous incarnions ici-bas surtout pour la nourriture, le sexe, l'alcool, les drogues, la violence (physique, verbale, émotionnelle, mentale et spirituelle), et l'appropriation (possessivité) dont découle la compétition et la bataille? Se pourrait-il qu’on ne veuille pas mourir en raison de ces attaches? Sachez que je ne porte aucun jugement sur ces attirances, je me pose simplement la question. Continuons-nous de vivre d’affreux scénarios parce que, une fois incarnés et conséquemment devenus amnésiques, nous aurions peur de mourir?

En dernier lieu, se pourrait-il que le système réincarnationniste soit un ego trip inventé de toute pièce par la conscience collective humaine, ainsi que son corollaire, le karma? Remarquez bien que le fait de réaliser qu’il s’agit d’une création de groupe ne nous empêche pas de la vivre; si nous sommes encore ici c’est parce que nous y avons cru et y croyons encore.

Le temps est peut-être venu de redevenir des êtres de lumière.

TABLE DES MATIÈRES

PREMIÈRE PARTIE
LES PRODUCTIONS DE L’EGO INC. : L’ENFER KARMIQUE

Chapitre   1 : Terra-Mart : «le» buffet du cosmos
Chapitre   2 : Mère Kundalini 
Chapitre   3 : Le marketing en faveur de la vie en enfer
Chapitre   4 : Plan de crédit karmique : achetez maintenant, payez pour toujours!
Chapitre   5 : Le compte de banque
Chapitre   6 : Les contrats
Chapitre   7 : Le karma de solidarité – rôle de sauveur
Chapitre   8 : Le karma de culpabilité – rôle de victime
Chapitre   9 : Le karma de vengeance – rôle d’agresseur
Chapitre 10 : Le terrorisme relationnel
Chapitre 11 : La grande crise
Chapitre 12 : Adieu Terra-Mart, adieu…
Chapitre 13 : Faites vos jeux!
Chapitre 14 : Karmaction

DEUXIÈME PARTIE                                   
DERRIÈRE LE MASQUE DE CHAIR ET DE SANG

Chapitre 15 : La robotique humaine 
Chapitre 16 : L’identification au robot

TROISIÈME PARTIE
LES CRÉATIONS DU SOI INC. : LE PARADIS KARMIQUE

Chapitre 17 : Recyc-Karma
Chapitre 18 : Humour et détachement
Chapitre 19 : Hygiène énergétique
Chapitre 20 : Amour et compassion
Chapitre 21 : Liberté spirituelle
Conclusion  

ANNEXE
LA HIÉRARCHISATION

Le patriarcat
La prééminence sur les animaux
La prééminence sur la nature
Addenda (en référence à la note 1 de «La prééminence sur les animaux»)

PREMIÈRE PARTIE

LES PRODUCTIONS DE L’EGO INC. : L’ENFER KARMIQUE

Chapitre   1 : Terra-Mart : «le» buffet du cosmos 
Chapitre   2 : Mère Kundalini 
Chapitre   3 : Le marketing en faveur de la vie en enfer
Chapitre   4 : Plan de crédit karmique : achetez maintenant, payez pour toujours!
Chapitre   5 : Le compte de banque
Chapitre   6 : Les contrats
Chapitre   7 : Le karma de solidarité – rôle de sauveur
Chapitre   8 : Le karma de culpabilité – rôle de victime
Chapitre   9 : Le karma de vengeance – rôle d’agresseur
Chapitre 10 : Le terrorisme relationnel
Chapitre 11 : La grande crise
Chapitre 12 : Adieu Terra-Mart, adieu…
Chapitre 13 : Faites vos jeux!
Chapitre 14 : Karmaction


C’est grand dommage que je ne sois pas morte dans mon ermitage. J’étais arrivée là au summum de mon rêve, perchée seule dans ma caverne en façon d’aire d’aigle sur ce pic himalayen. Qu’est-ce qu’il me reste à faire, à voir, à éprouver après cela? (…) Qu’est-ce que je fiche ici à me traîner dans les villes parmi des êtres qui rétrécissent leur vie en croyant l’améliorer? Qu’est-ce que cela me dit leurs usines, leurs champs, leurs boutiques? Je me sens dépaysée et malheureuse, je sais que j’ai perdu ce que je ne retrouverai jamais.
(Alexandra David-Néel, Carnet de voyage) 

La nature n’utilise pas de modèles quelconques. Elle ne cherche qu’à perfectionner les espèces. Elle essaie de créer des espèces parfaites et non pas des êtres parfaits. Vos superbes idées religieuses – la paix, le bonheur suprême, la béatitude ou autres – n’intéressent pas l’organisme humain. Son seul intérêt est la survie.
(Krishnamurti)

Terra-Mart : «le» buffet du cosmos


La terre est un restaurant. Nous nous mangeons tous les uns et les autres.
(Woody Allen) 

Les horrifiantes conditions de vie terrestre dérivent d’une contrainte majeure : MANGER(1). Depuis le début, l’essentiel du problème reste le même : personne ne peut se soustraire de la tyrannique chaîne alimentaire liée à l’existence biologique. Bienvenue au buffet all you can kill and eat!

Il n’y a pas d’amour plus sincère que celui de la bonne chère.
(George Bernard Shaw)

Le prédateur TUE(2) pour se nourrir car la VIE l’y autorise… Nous devons également tuer pour obtenir la suprématie, nous défendre et éviter une mort prématurée. Étant donné que les corps humains supportent difficilement la rudesse des climats et de l’environnement, il nous faut des vêtements et des abris. Nous avons troqué les cavernes contre des buildings de béton armé pour nous protéger des catastrophes naturelles, des intempéries, du meurtre et du pillage. Nous dormons rarement en paix en raison de nos peurs ataviques.

«Les animaux développent des astuces pour trouver et attraper de la nourriture; pour éviter de se faire attraper et manger à leur tour; pour éviter la maladie et les accidents; pour se protéger des conditions climatiques; pour trouver des membres du sexe opposé et les convaincre de s’accoupler; et pour assurer les meilleures conditions de vie possibles à leur progéniture.» (Richard Dawkins; The Selfish Gene)

En quoi sommes-nous différents des autres animaux? Aucun organisme, aucune espèce, aucun règne n’échappe à la mort. Bactéries, plantes, insectes, animaux et humains s’entretuent, et ironiquement, dans la chaîne des actions et réactions, en définitive, les bactéries et les virus nous tuent. Mère Nature utilise ce genre d’astuces au profit de l’évolution biologique sélective. Tout au long de nos vies (quel que soit le règne), nous devons donc composer avec le rapport dominé/dominant et la dynamique attaque/défense qui font partie intégrante du système.

Y a-t-il scénario plus arriéré et illogique que de s’entretuer pour vivre? Peu de gens questionnent cette grossière réalité. Tout le monde croit qu’on ne peut rien y changer : «c’est comme ça…» En plus, l’ignorance et la banalisation de la cruauté amplifient notre manque de compassion(3), faisant de nous de véritables psychopathes, nous les prétendus supérieurs.
«Survivre en tant qu’espèce était votre principale préoccupation. Dès lors, vous avez considéré les espèces à la seule lumière de leur finalité. Vous n’avez pas la moindre idée du caractère sacré de toute forme de conscience ni de votre situation par rapport à elle. Vous avez perdu la compréhension de cette grande vérité.
     Dans les circonstances présentes, vous privilégiez la survivance de l’espèce sans prendre garde aux conséquences et vous modifiez l’environnement pour l’adapter à vos buts, au mépris des vérités spirituelles.
     Vous en voyez le résultat dans la réalité physique. L’espèce doit apprendre la valeur de l’homme en tant qu’individu. Elle doit aussi prendre conscience de sa dépendance à l’égard des autres espèces et de sa place dans le cadre global de la réalité physique.
     Des individualités renaissent en ce moment uniquement pour vous aider à saisir ce fait, en aggravant les événements et en accentuant la crise de sorte que vous ayez le temps de changer votre manière de fonctionner. Vous faites face à deux problèmes majeurs qui impliquent le caractère sacré de l’individualité : la relation entre individus et la relation entre les individus et toutes les autres formes de conscience orientées physiquement.
     Le problème de la surpopulation vous enseignera que si vous ne manifestez pas d’amour pour le milieu dans lequel vous vivez, ce dernier ne vous soutiendra plus : vous n’aurez plus de valeur pour lui. Voyez-vous, vous ne détruirez pas la planète ni les fleurs et les oiseaux, ni les graines et les animaux, mais vous n’aurez plus de valeur pour eux, et alors, ils vous détruiront. Vous ne comprendrez votre place au sein de la nature que lorsque vous verrez réellement par vous-mêmes le danger de la mettre à l’écart.» (Jane Roberts, L’enseignement de Seth, 1964)

J’ai souligné les deux derniers paragraphes car en ce moment, on peut se demander si la toxicité planétaire (pandémies, cancer, OGM, pollution, déforestation, effet de serre, catastrophes écologiques, et autres) n’aura pas raison de l’homme en effet. 

L’être éveillé considère les animaux comme ses frères. 
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(1) Quand on songe aussi à ce que l’art de manger entraîne comme pollution globale, à savoir, les mégatonnes d’excréments déversées dans les cours d’eau en raison de la surpopulation des grandes villes, les déchets carnés de la production et de l’abattage d’animaux, le suremballage des aliments préfabriqués, et ainsi de suite, il est permis de remettre en question le monde matériel tel que nous l’avons fait évoluer. L’industrie agroalimentaire est le deuxième pollueur/destructeur de la planète après le pétrole…

(2) Une théorie répandue par des gourous et chamanes de diverses confessions prétend que manger des animaux contribue à les faire évoluer. En Amérique du Nord, les Iroquois tuaient les Jésuites et mangeaient leurs cœurs pour s’approprier leur courage. Évolution par procuration? Si mon voisin n’est pas trop évolué, devrais-je le manger ou devrait-il me manger? Le mental inférieur peut légitimer n’importe quoi, et il est fascinant de voir les gens acheter les théories les plus bizarres/barbares sans les évaluer.

(3) Nous rasons la nature au bulldozer pour y flanquer de l’asphalte et du béton. Quant aux animaux, pourquoi s’en soucier puisque ce ne sont que des «choses» à notre service (plus de détails dans l’Annexe «La prééminence sur les animaux»). Voici un commentaire intéressant de Dawkins  au sujet de la prééminence : 
«Le sentiment que les membres d’une espèce méritent une considération morale privilégiée par rapport à ceux d’autres espèces est ancien et profond. Tuer des gens pour d’autres motifs que la guerre reste un crime défendu et sérieusement jugé. Manger des humains (même s’ils sont déjà morts) est le crime le plus prohibé de notre culture. Par contre, nous aimons manger d’autres espèces. Plusieurs frissonnent devant l’exécution judiciaire d’ignobles criminels humains* tandis qu’ils approuvent joyeusement l’exécution sans procès d’animaux tout à fait pacifiques. En effet, nous tuons les membres d’autres espèces inoffensives, juste pour nous récréer et nous amuser. Un fœtus humain, qui n’a pas plus de sentiment qu’une amibe, jouit d’une révérence et d’une protection légale qui dépassent largement celles qu’on accorde au chimpanzé adulte. Pourtant, le chimpanzé ressent et pense et – selon les résultats d’une expérience récente – peut même apprendre une forme de langage. Le fœtus appartient à notre propre espèce, et à cause de cela, on lui accorde automatiquement des privilèges et des droits spéciaux. Je ne sais pas si l’éthique «spéciste» est plus valable que l’éthique «raciste». Tout ce que je sais, c’est qu’elle n’a pas de base valide dans la biologie évolutionniste.» (Richard Dawkins, The Selfish Gene, 1976) 
     *N.D.A. : C’est exactement de qu’on a vu lors de la pendaison de Saddam Hussein.

Mère Kundalini

L’instinct, c’est l’âme à quatre pattes; la pensée, c’est l’esprit debout.
(Victor Hugo)

La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Ici, nous avons réuni théorie et pratique : rien ne fonctionne… et personne ne sait pourquoi.
(Albert Einstein)

 
La production de véhicules tous terrains (corps physiques s’entend) est indispensable pour rencontrer les exigences du système, c’est-à-dire, évoluer et/ou payer des dettes karmiques. Alors, Mère Kundalini-Nature(1) y pourvoit en poussant les espèces à fabriquer des corps; elle est désormais efficacement secondée par les avancées de la génétique.

Chez les humains, la quantité l’emporte sur la qualité. Nous nous transmettons gaiement, d’une génération à l’autre, toutes les tares génétiques dérivant de maladies sociales ou autres, tout en essayant d’outrepasser le clivage sélectif de la nature. Or, comme je le mentionnais dans l’introduction, nous sommes, au même titre que tous les animaux, plantes, bactéries et virus, des composés biologiques de survie jetables(2)!

La sexualité inconsciente tous azimuts fournit d’ailleurs une surabondance de corps physiques pour des fragments qui ne sont peut-être pas prêts à expérimenter la forme humaine. Souvent dépourvus de sensibilité, ces derniers agissent sous l’influence de l’atmosphère générale de la planète, largement teintée de violence et de terreur. 

Si par malheur il y avait pénurie, on produira donc des clones – des milliards de copies! N’importe quoi pour faire fonctionner le système. Car il faut considérer les plans de crédit karmique entre groupes d’egos à petite, moyenne et grande échelle. Les guerres, les conflits politico-religieux du genre israélo-palestinien, les génocides africains (via le sida(3), les carnages fratricides, etc.), la traite des enfants et des femmes pour le tourisme sexuel VIP(4), l’esclavage et le commerce d’organes requièrent énormément de bétail humain. La liste n’a pas de fin. (En 2006, on a découvert à New York un réseau de récupérateurs de matériel biologique prélevé sur des cadavres de toutes origines vendu pour la transplantation.)

Est-ce ainsi que nous liquiderons nos monstrueux karmas individuels et collectifs? Pourrions-nous évoluer ailleurs et autrement? Vaut-il la peine de tant se décarcasser pour un paquet d’os et de boyaux recouverts de graisse et de peau?

L’énergie de l’être éveillé passe par le crible du cœur.

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(1) Kundalini : Énergie universelle neutre servant à manifester des créations mentales, émotionnelles/astrales et physiques. Cette énergie n’évalue pas nos créations en termes de bonnes et mauvaises, elle les manifeste (les rend tangibles) d’un plan de conscience à l’autre. Voilà pourquoi les «bons» comme les «méchants» peuvent concrétiser tous leurs projets. Ce tuteur karmique doit en principe nous aider à devenir conscients et responsables de la façon dont nous manipulons l’énergie (cours de base du système scolaire planétaire).

(2) Le biologiste Richard Dawkins arrive à cette conclusion dans son livre The Selfish Gene, publié il y a une trentaine d’années. Je suis arrivée à la même conclusion, par une voie non scientifique cependant.

(3) Le génocide omniprésent en Afrique noire via le sida (implanté par le biais de vaccins, dit-on) a tué des millions d’êtres humains (en plus grande quantité que les Juifs lors de la dernière guerre mondiale); en décembre 2003, le sida produisait un orphelin à toutes les 15 minutes (en Afrique). En 2006, 1 personne mourrait du sida à toutes les 10 secondes (à travers le monde) – émission radiophonique, à l’occasion du 25e anniversaire de l’identification du virus en 1981.

(4) La mondialisation sexuelle consiste à aller chercher dans les pays les plus pauvres de la planète le bétail féminin et juvénile/mixte qui fera les belles heures de l’industrie du strip-tease et de la prostitution pour les agences d’escortes, salons de massage, bordels VIP et porno Internet. Le crime organisé en serait majoritairement responsable. Dans l’économie mondiale, le trafic humain a rapporté 400 millions de dollars en 2002; selon UNIFEM, 1,5 millions de femmes et d’enfants ont été transigés. En 2007, pas moins de 3 millions de mineurs auraient été négociés pour répondre à la demande grandissante en pornographie juvénile. En 2009, la cyberpédophilie vient en tête du palmarès de l’horreur sexuelle mondialisée : http://www.ledevoir.com/documents/pdf/cyberaide.pdf . Que dire des prêtres pédophiles? Ça se passe de commentaires! Et puis, on ne parle même pas ici de l’esclavage juvénile relié à la fabrication d’objets, à l’agriculture, à la guérilla…